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Association Unis Pour la France (UPF)   

LE GOUVERNEMENT DES COUACS EST EN MARCHE !

U.P.F | Publié ven 26 Mai - 14:08

En Marche ! a fait de l’ambiguïté une stratégie électorale, évitant soigneusement de prendre clairement position. Voulant continuer à entretenir le flou le temps de la campagne des législatives, le Président a donc composé un gouvernement patchwork, fondé sur les débauchages individuels, l’opportunisme et le recyclage de la Hollandie. Ce drôle d’attelage gouvernemental n’a pas tardé à faire ses premiers faux pas.


NICOLAS HULOT : L’OPPOSANT FAROUCHE !

     Nicolas Hulot a eu tôt fait de s’exprimer en farouche opposant à Notre-Dame-des-Landes et au nucléaire.

     Pour faire enfin avancer le projet Notre-Dame-des-Landes, le nouveau Président a, avec toute l’ambiguïté qui le caractérise, choisi un des plus farouches opposants au projet. En 2002, Nicolas Hulot qualifiait, en effet, Notre-Dame-des-Landes de projet « vicié, gangrené » qui « porte en lui les racines de la discorde ». Il n’a donc pas mis longtemps à tordre la promesse de campagne d’En Marche ! de respecter la décision du référendum local en déclarant qu’un médiateur allait étudier « toutes les alternatives ». Finalement, avec Nicolas Hulot, renouveler la manière de faire de la politique, c’est s’asseoir sur le vote de ses concitoyens !

     Côté nucléaire, entre le dogmatisme écologique de Hulot et les tergiversations d’Emmanuel Macron, les débats promettent d’être sous haute tension ! Le 19 mai, les deux représentants du gouvernement En Marche ! ont trouvé comme seul terrain d’entente pour afficher leur unité une centrale de production de gaz. Voilà qui est de mauvais augure quand on sait que l’électricité d’origine gazière est beaucoup plus émettrice de pollution que l’électricité nucléaire… 


ANNICK GIRARDIN : LA MINISTRE AUX DEUX CASQUETTES ! 

  
    Nouvelle ministre de l’Outre-mer, Annick Girardin n’entend pas faire taire l’ancienne ministre de la Fonction publique qu’elle était sous Hollande ni la femme de gauche qu’elle entend bien rester !

     La continuité est telle entre François Hollande et Emmanuel Macron qu’Annick Girardin semble ne pas avoir compris qu’elle n’était plus la ministre en charge de la fonction publique. Le 20 mai, sur France Info, elle s’est, en effet, fermement opposée à la réduction du nombre de fonctionnaires. L’absence de recadrage de la part du Premier ministre fait douter de la sincérité des objectifs affichés pendant la campagne électorale ! Ces déclarations sont donc particulièrement inquiétantes à l’heure où la dette publique atteint près de 100 % du PIB et alors qu’En Marche ! ne prévoit que très peu de réductions de dépenses publiques. 


MARLÈNE SCHIAPPA : DEUX POIDS, DEUX MESURES ! 


     Pour Marlène Schiappa, nouvelle secrétaire d’État aux droits des femmes, la messe sur France 2, c’est non. Mais le voile à l’école, c’est oui !

     Dans une vidéo postée sur Youtube en septembre 2016, Marlène Schiappa s’insurgeait contre « la diffusion sur France Télévisions […] des messes et différents programmes religieux ». Mais, dans une tribune de 2014, elle affirmait : « interdire le voile à l’école est donc contraire à la loi de 1905 ». Ces déclarations sont alarmantes à la fois en matière de droits des femmes mais aussi dans ce qu’elles révèlent de la tentation d’En Marche ! d’entretenir un jeu dangereux avec un certain communautarisme. Dans la France d’aujourd’hui, nous ne pouvons accepter le moindre recul en matière laïcité !

     Avec ces premiers couacs, En Marche ! récolte les fruits de la confusion qu’il sème intentionnellement pour masquer que son programme penche idéologiquement à gauche. À gauche quand il propose un nouveau choc fiscal. À gauche quand il refuse la maîtrise de l’immigration et la protection de nos frontières. À gauche quand il poursuit la politique de laxisme pénal. À gauche quand il s’inscrit dans une vision idéologique de l’écologie, anti-chasse et anti-nucléaire. À gauche, enfin, quand il plaide le statu quo sur les 35 heures.

     Après cinq ans d’immobilisme, la France ne peut plus faire le choix de l’hésitation. La question à laquelle devront répondre les Français, les 11 et 18 juin prochains, sera donc simple : voulons-nous, comme le propose En Marche !, une action pleine d’ambiguïtés ? Ou bien voulons-nous l’alternance forte et claire que proposent les Républicains ?

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